Fleur Pellerin s’engage pour l’investissement dans la technologie française

Fleur Pellerin, ancienne Ministre et Secrétaire d’Etat, a annoncé dimanche 21 août sa démission aux fonctions qu’elle occupait à la Cour des Comptes et renonce au bénéfice de son statut dans la fonction publique, afin de créer sa propre entreprise. Native de Séoul, Fleur Pellerin souhaite créer sa société privée, Korelya, pour accompagner les investisseurs coréens dans le financement des nouvelles technologies françaises.

Une passion et une expérience riche dans l’écosystème entrepreneurial français

L’engagement de Fleur Pellerin auprès de l’entrepreneuriat et de l’innovation en France ne s’est pas arrêté à son mandat ministériel. Fleur Pellerin a renoncé à ses fonctions au sein de la Cour des Comptes, par souci « d’éthique », afin de ne pas faire payer aux Français « le prix de sa tranquilité », et aussi pour démarrer un nouveau projet ambitieux. Korelya, sa nouvelle société privée, accompagnera les investisseurs sud-coréens dans leurs financements en France et orientera leurs capitaux vers les nouvelles technologies développées dans l’Hexagone. Une nouvelle étape qui fait sens avec le parcours de l’ancienne Ministre.

Pendant son mandat en tant que Ministre déléguée au PME, à l’Innovation et à l’Economie Numérique, Fleur Pellerin a tissé des liens et s’est constituée un réseau au sein de l’ecosystème start-up et a été à l’initiative du label French Tech. Son ambition était de bâtir la « Start-Up République », pour cela elle a œuvré pour la création et mise en place de ressources et structures à destination des entrepreneurs, afin de dynamiser leur développement et leur rayonnement à l’international. C’est également elle qui a mis en place le premier cadre réglementaire du financement participatif, qui permet aux start-up de lever des fonds grâce au crowdfunding. Grâce à elle, le statut de Conseiller en Investissement Participatif a été réglementé et habilite notamment les plateformes de crowdequity à organiser des campagnes de financement par prise de participation.

Des soutiens français et coréens pour ses projets

Très appréciée des entrepreneurs français, ceux-ci avaient vivement manifesté leur déception lors du remaniement ministériel au printemps 2014. Son absence au gouvernement a suscité une mobilisation importante, notamment sur les réseaux sociaux avec le hastag Keepfleur.

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Parallèlement, elle s’est également constituée une place et un réseau en Corée du Sud, auprès de grandes entreprises et investisseurs auprès desquels elle a défendu la marque « France ». Aujourd’hui, elle souhaite mettre en œuvre une passerelle entre ces deux mondes, et continuer de travailler pour le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation.

Tandis que la France a investi près de 3,5 milliards d’euros en 2015 dans les entreprises sud-coréennes, la réciprocité est encore modeste. Les coréens ont investi 0,9 milliards d’euros dans l’Hexagone, ce qui place la Corée du Sud au rang de 37e investisseur étranger. Grâce à cette initiative, Fleur Pellerin pourrait œuvrer à l’orientation de plus de capitaux sud-coréens vers les entreprises françaises. Une bonne nouvelle face à la faiblesse du capital-risque et du capital-investissement en France, et une belle preuve de confiance dans le potentiel français d’innovation.