Objets connectés : 5 bonnes raisons d’investir dans ce secteur

Difficile de passer à côté de l’avènement des objets connectés ces dernières années, et pour cause, ils sont partout ! Des smartphones aux vêtements en passant par les montres connectées, les ampoules, les lunettes ou encore les thermostats, les objets connectés permettent de mesurer, tracer, compter, analyser des données précises pour leurs utilisateurs. Les objets connectés, ou Internet des Objets (IoT, Internet of Things), désignent tous types d’objets dotés d’une capacité d’information et d’interaction avec d’autres objets et/ou avec des personnes, via un réseau de communication (Bluetooth, Wifi, GSM, …). D’abord développés dans les grandes industries et connus comme le Machine to Machine (M2M), aujourd’hui les objets connectés se démocratisent largement et entrent dans les maisons, entreprises, magasins, hôpitaux, … et sortent même dans la rue. Leur essor est majeur et devenu incontournable. Sowefund vous dévoile 5 bonnes raisons d’investir dans ce secteur à fort potentiel

objets connectés

1 – Les objets connectés : un marché en pleine croissance

Au niveau mondial, entre 2013 et 2020, on estime que le nombre d’objets connectés en circulation passera de 15 milliards à 80 milliards, et génèrera 300 milliards de dollars de chiffre d’affaires supplémentaires en 2020.

Rien que pour la France, le marché est estimé à 10 milliards d’euros en 2016 (selon une étude réalisée par le cabinet PAC), et il est encore naissant. Le taux de croissance pour le secteur devrait être de 15% par an dans les dix prochaines années.

Concrètement, en 2010, un individu disposait de 1,84 objet connectés ; en 2020, il devrait en utiliser 6,58. Aujourd’hui, les maisons sont équipées de 12 objets connectés en moyenne ; en 2020 elles en auront plus de 50. Enfin, 45 millions d’automobiles ont été équipées de ces objets ; 420 millions de voitures seront connectées en 2018 (selon des études réalisées par Cisco et Gartner).

2- Les objets connectés concernent tous les secteurs d’activité

Tous les secteurs d’activité sont concernés par l’émergence de l’Internet des Objets. Bien que leur médiatisation concerne essentiellement l’utilisation par les particuliers, la majorité des objets connectés seront utilisés par des entreprises (55% du parc total, contre 45% vers un usage particulier).

En effet, grâce à leur adaptation aisée et intégration discrète dans n’importe quel environnement, ainsi que leur capacité infinie de collecte et traitement d’informations, les objets connectés peuvent répondre à tout type de demande. Par exemple, les capteurs capables d’analyser des informations concernant la luminosité ou la température d’un endroit donné, permettra à une entreprise, une collectivité ou un particulier d’optimiser sa consommation d’énergie. Des objets capables d’assurer des suivis de consommation et d’utilisation permettront potentiellement à un industriel d’assurer l’utilisation adéquate de ses machines et matériels afin d’en limiter l’usure prématurée. D’autres objets de détection de mouvements pourront également permettre de sécuriser certains environnements, comme le domicile de personnes âgées et/ou malades. Le champ des possibles est infini.

L’industrie, l’automobile, la construction, l’hôtellerie, la santé, … tous ces secteurs peuvent intégrer des solutions connectées afin d’optimiser leurs produits et services.

3- Un secteur qui fascine les investisseurs

La troisième plus grande acquisition de Google a été l’achat de Nest Labs, en 2014, pour 3,2 milliards de dollars. Nest Labs est une start-up spécialisée dans les objets connectés et intelligents tels que les thermostats reliés à Internet pour contrôler la température des intérieurs, et des alarmes incendies capables de mesurer le taux de CO2 dans l’atmosphère. Si cette société est pourtant loin du cœur de métier de Google, le géant de la recherche en ligne met un pied dans un secteur qu’il reconnait comme hautement prometteur, notamment grâce aux données personnelles des utilisateurs que ces objets sont capables de collecter.

Dans l’Hexagone, les start-up françaises spécialistes des objets connectés intéressent aussi de nombreux investisseurs : Netatmo, concepteur de stations météos intelligentes pour les particuliers, a réalisé la levée de fonds la plus importante de l’année 2015 pour le secteur du capital-risque, avec 30 millions d’euros. Awox, spécialiste des lumières connectées, a réussi à lever 25 millions d’euros sur le marché coté Euronext Paris. Sen.se, connecteur du domicile des particuliers, a été racheté par Eridanis, cabinet de Conseil spécialiste des Services Innovants et Connectés.

Dans le secteur du capital-risque, les objets connectés ont vraiment la cote. Une étude réalisée par CB Insights a révélé que sur 1 milliard de dollars investi dans le capital-risque en 2014, 502 millions ont été consacrés à des start-up de l’Internet des Objets, soit plus de la moitié des fonds. Par ailleurs, contrairement à d’autres secteurs d’activité, et toujours selon cette étude, les Venture Capitalists se montreraient moins adverses au risque pour ce secteur d’activité, et accepteraient d’intervenir à des stades de développement plus prématurés.

4- Les objets connectés bouleversent les modes de vie et de consommation

Grâce aux objets connectés, les modes de consommation, de travail et de vie sont bouleversés. Ils permettent d’assurer des services de meilleure qualité, de connaître finement les besoins et envies des consommateurs grâce à la Data, de protéger les individus, etc. Par ailleurs, leur utilisation est assez addictive, ce qui fidélise les clients aux produits et solutions apportées par ces objets.

Dans le secteur de la médecine et de la santé par exemple, qui concentre 15% de la consommation des objets connectés, leur introduction dans le quotidien des personnes malades et dépendantes permet d’assurer un suivi de qualité, ce qui est rassurant pour l’entourage. Auxivia, jeune pousse de la Silver Economy, conçoit, développe et commercialise des outils connectés pour assurer le suivi et optimiser la prise en charge des personnes âgées. Elle commence par un verre connecté qui permet de mesurer finement les prises hydriques des séniors dans les EHPAD. Grâce à cet objet, à ses capteurs et à son logiciel, le personnel des maisons de retraite peut se concentrer sur ses missions de soin et d’accompagnement. La start-up a de nombreux autres projets afin de faciliter la prise en charges des personnes sensibles, grâce à la connectivité des objets.

5- Les Français sont très performants dans le secteur des objets connectés

Les start-up françaises figurent parmi les plus productives et performantes dans la création et le développement d’objets connectés. Preuve en est, la délégation qui se rend tous les ans au CES de Las Vegas ne cesse de grandir et d’exploser les records. L’année dernière, la France était le pavillon le plus important de tout le salon, avec plus de 210 entreprises présentes.

Auxivia connecte les verres des personnes âgées, Lunii les contes pour enfants, Leka un robot pour accompagner les enfants exceptionnels, BibeliB les valises, Wezr un capteur météo précis et puissant, … Leur point commun ? Toutes ces start-up de l’Internet des Objets ont été ou vont participer au CES pour présenter leur innovation au monde entier. Un autre ? Vous avez pu ou pouvez encore saisir l’opportunité de prendre part à leur aventure entrepreneuriale sur Sowefund ! Venez les découvrir ou re-découvrir sur notre plateforme !

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