Avec ses 30 « licornes », l’Europe challenge les Etats-Unis

La banque d’investissements GP Bullhound a sorti une étude sur l’écosystème tech en Europe. L’analyse révèle un point très prometteur pour le Vieux Continent. En effet, depuis 2003, 30 startups européennes (contre 39 américaines) du secteur numérique et technologique ont été valorisées à plus de 1 milliard de dollars. L’Europe s’impose donc comme un véritable outsider crédible des Etats-Unis en terme d’entrepreneuriat et d’innovation.
Ces startups superstars constituent les nouveaux moteurs des technologies de rupture qui redistribuent les cartes du paysage concurrentiel. Quels en sont les chefs de file et où se situe la France ?

Quels sont les chefs de file et d’où viennent-ils ?

Ces « licornes » (terme utilisé pour leur caractère unique) redorent l’image de l’entrepreneuriat européen et ont incité de grands fonds américains à se pencher sur son écosystème (à voir dans notre article « L’Europe et ses startups poussent Google Ventures à venir investir »).
Parmi les chefs de file figurent les studios de jeux vidéos anglais King Digital et son application candy crush, Zalando, le géant allemand de la vente en ligne de vêtements et de chaussure ou encore le suédois Spotify, numéro un mondial de la musique en ligne. Ces trois « licornes » sont valorisées respectivement à 10, 5 et 4 milliards d’euros en 2014.
D’où viennent ces startups? L’Angleterre occupe la première marche du podium avec 11 « licornes » nées Outre-Manche depuis l’an 2000. Viennent ensuite la Russie et la Suède avec respectivement 5 et 4 startups valorisées à plus de 1 milliard d’euros.

King parmis les licornes européennesZalando parmis les licornes européennesSpotify parmis les licornes européennes

Quelle est la place de la France?

La France en comptabilise deux depuis 2003. Depuis 2007 et l’entrée du fonds d’investissement américain Summit Partners, Vente-privée est désormais valorisée à 2 milliards de dollars. Aujourd’hui, les analystes estiment que la valorisation a probablement triplé. En 2013, le chiffre d’affaires de Vente-privée a atteint 3,6 milliards d’euros et l’entreprise revendique près de 20 millions de membres dont 13 en France.
Vient ensuite Criteo, entreprise française spécialisée dans le ciblage publicitaire sur internet qui était valorisée à plus de 1,7 milliards de dollars en 2013 mais qui a perdu son statut de startup après son entrée particulièrement réussie au Nasdaq de New-York en octobre de cette même année.

Criteo parmis les licornes européennesVente-privée parmis les licornes européennes

Le crowdfunding peut-il donner naissance à de nouvelles licornes ?

Nous avons souvent relevé dans notre blog le manque d’investissement en capital-risque
des institutions spécialisées en France. Au delà de certains fonds et quelques grands groupes français qui osent investir de manière conséquente, il existe l’equity crowdfunding, une alternative indéniable en terme de capital-risque. Le concept, qui connaît un succès considérable, permet aux français d’investir dans des startups innovantes et dynamiques. Alors oui, le crowdfunding peut être source d’idées créatives, d’innovation et de business florissants qui pourront entrer un jour dans le cercle très fermé des « licornes » européennes.

Via sa plateforme, Sowefund vous propose de devenir des acteurs prépondérants de l’entrepreneuriat en France et en Europe et ce, à partir de petits montants.

Commentaire lié: “Avec ses 30 « licornes », l’Europe challenge les Etats-Unis

  1. Mécheri dit :

    Le climat des affaires est pour le moins favorable pour que nos jeunes pousses se sentent pousser des ailes. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les financements se multiplier ( dettes seniors, mezzanine, … ) en raison des liquidités qui surgissent par miracle ( notamment en raison des LTRO et autres QE ).
    Ceci étant et à mon humble niveau, j’ai pu voir de véritables entrepreneurs qui n’avaient que pour seule qualité leur énergie et leurs rêves faire de très belles réussites, le tout sans fonds de roulement et autres fonds propres volumineux.
    Pour la plupart, ces fondateurs se rémunérant sur les cessions futures de leurs titres, apports en industrie, au départ représentés au moyen de BSA ( bons de souscription d’actions ) et autres valeurs mobilières composées ( ABSA, ORA, OCEANE …. ).
    Le tout étant de prendre le plus grand soin d’établir un protocole d’accord pleinement efficace( pacte d’actionnaires ou d’associés ) qui prévoit aussitôt que possible, toutes les situations de blocage possibles et qui ne lèse aucun des associés et / ou fondateurs ).
    D’où les questions sensibles de valorisation des titres et donc des sociétés en question ( méthodes des comparables, de l’actif net réévalué, des DCF et autres techniques à judicieusement panacher !
    F.Mécheri

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