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Le Cash Burn : pourquoi certaines start-up échouent à prédire leurs dépenses ?

Le Cash Burn est une évidence pour tous les entrepreneurs, mais dans la pratique, ce concept n’est pas toujours bien appréhendé, prévu ni appliqué. Pourtant, toutes les start-up vont avoir beaucoup de pertes à leur lancement.

Bien que cela soit normalement prévu dans le business plan, les entrepreneurs ont souvent du mal à anticiper la totalité de leurs dépenses et à encaisser les coups durs qui peuvent arriver dans leur activité. Les start-up ne disposent pas toujours de suffisamment de cash en réserve pour faire face aux aléas que suppose le développement d’une activité nouvelle. Ces pertes non anticipées viennent en général d’une mauvaise gestion du cash burn par l’entrepreneur.

Le Cash Burn : qu’est-ce que c’est ?

Le Cash Burn est la somme d’argent qui est dépensée tous les mois, indépendamment du fait que l’activité génère ou non de la trésorerie. Pour les start-up au stade « pré-revenue », cela sera équivalent aux coûts totaux mensuels, et pour les start-up « post-revenue », cela sera équivalent au total des dépenses moins le montant que l’activité génère chaque mois, jusqu’à ce que l’activité devienne rentable. Ces dépenses concernent les éléments nécessaires à l’activité tels que les salaires, les loyers, l’électricité, la communication, mais également les dépenses pour les actifs immobilisés par exemple. Ils sont donc tout à fait normaux et nécessaires.

Le Cash Burn pourrait aussi être défini comme la somme d’argent qu’il est nécessaire de sortir chaque mois pour compenser les pertes de l’entreprise.

Personne n’aime perdre de l’argent et pourtant, c’est un fait avéré : les start-up vont perdre de l’argent. Certaines vont perdre de l’argent plus longtemps que d’autres de part la nature de leur activité, qui nécessite plus de temps pour générer de l’argent. Cela n’est pas un problème en soi tant que l’on peut voir la lumière au bout du tunnel.

Il est très important que chaque entrepreneur et investisseur comprenne que rentrer de l’argent n’est pas facile. L’argent ne va pas arriver tout de suite et les acheteurs ne vont pas se jeter sur les produits instantanément. Chez Sowefund, nous voyons beaucoup de projets ne prévoyant pas suffisamment le cash burn induit par l’activité, ce qui est une grave erreur de jugement et d’estimation pour l’avenir. Ainsi, nous conseillons aux entrepreneurs de prévoir un plan d’action qui prend en compte des scenarii pessimistes, des aléas défavorables, plutôt que d’être surpris plus tard.

La plupart des nouveaux business vont perdre de l’argent les premières années, point.

Comment s’y préparer et ne pas faire faillite ?

Les pertes d’une start-up doivent être considérées comme immuables. Combien de temps l’activité va perdre de l’argent est déterminé par la stratégie du business plan. Prévoir un cash burn n’est jamais un problème. Le vrai problème est de ne pas prévoir les pertes et de devoir se justifier d’importantes dépenses inattendues.

La plupart des entrepreneurs auront tendance à ne prendre en compte que la partie optimiste de leur business plan sans reconnaître qu’ils risquent d’avoir des problèmes sur certains aspects de leur activité et ainsi en n’identifiant pas de manière chiffrée des coûts imprévus auxquels ils auront à faire face. Malgré une grosse croissance, les entrepreneurs digitaux ont souvent des problèmes avec leurs investisseurs car ils ne réalisent pas que leur business plan est très ambitieux. La croissance des années précédentes a moins d’impact si l’on atteint pas les prévisions de l’année en cours. Cela causera toujours une frustration aux entrepreneurs et une déception pour les investisseurs.

Quand vient le moment de rendre des comptes aux investisseurs, il vaut mieux expliquer comment vous avez atteint vos objectifs même plus faibles, que de devoir justifier pourquoi vous n’avez pas respecté votre objectif initial. La meilleure chose à faire est donc de prévoir un pire scenario dans le business plan, afin de pouvoir anticiper toute mauvaise fortune et un cash burn supérieur à celui énoncé.

La plupart des entrepreneurs n’anticipent pas leurs pertes, et ne mesurent pas quel sera leur cash burn mensuel, ce qui fait qu’un si grand nombre de start-up échouent à réaliser ce que leurs fondateurs espéraient, car elles n’ont plus d’argent pour financer leur croissance et que les investisseurs ne les soutiennent plus, faute de prévisions. Les investisseurs préfèrent un scenario honnête, dans lequel les dépenses seront plus importantes que les recettes pendant les premiers exercices, mais qui atteindra ses objectifs, plutôt qu’un business plan optimiste mais hasardeux et finalement intenable.

En conclusion, un entrepreneur qui a bien prévu ses cash flow et qui a suffisamment d’argent en banque pourra continuer à se faire financer et ne sera pas confronté à des situations problématiques, qui peuvent l’obliger à faire entrer sa start-up en liquidation judiciaire.

 

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