En France, les emballages, notamment ceux en plastique, envahissent notre quotidien et nos modes de consommation. 

Le plastique, matériau à forte émission de gaz à effet de serre, a pour effet d’aggraver le réchauffement climatique qui perdure depuis de nombreuses années.

Il devient urgent pour les entreprises, et les particuliers, de lutter contre ce phénomène et d’adopter de nouveaux modes de consommation plus responsable.

Si aujourd’hui la population française prend de plus en plus conscience de la gravité de la situation et instaure des solutions pour lutter efficacement contre le gaspillage par exemple, il est nécessaire pour l’avenir, de trouver des alternatives durables au plastique, pour réduire nos émissions de CO2 et limiter la pollution.

Emballages & environnement ne font pas bon ménage

Chaque année en France, plus de 180 000 tonnes d’emballages sont produits par le secteur de la restauration rapide. Ces emballages représentent jusqu’à 80% du poids du produit fini et jusqu’à 65% de son prix. Des chiffres alarmants qui au-delà du coût potentiel pour les restaurateurs, sont également responsables d’une véritable catastrophe environnementale.
En effet, plus de 40% de ces emballages finissent dans nos décharges, sont abandonnés dans la nature ou bien brûlés.

Bien que l’emballage ait pour fonction première de protéger une marchandise durant le transport, le stockage ou encore la distribution, une étude a été réalisée par le National Zero Waste Council démontrant que les emballages représentent en moyenne 5% des émissions de gaz à effet de serre qui composent un aliment. 

En février 2020, la loi AGEC anti-gaspillage a par ailleurs intégré des mesures concernant la restauration dans le but d’atteindre progressivement le 0 plastique jetable avant 2040. Elle a  notamment interdit la vente de sacs plastiques à partir de 2023. De plus, 70% des emballages livrés ne devront plus être composés de plastique à usage unique.

Depuis quelques années, plusieurs acteurs du secteur tentent donc de privilégier l’emballage à base de papier-carton plutôt que le plastique. Ce type d’emballage fait partie d’une des solutions comme alternative au plastique, grâce à un matériau renouvelable, recyclable et biodégradable, et donc plus respectueux de l’environnement.

Mais si aujourd’hui 80% des emballages cartons sont recyclés en fin de vie et se dégradent plus vite que le plastique, 13% de ces déchets finissent pourtant en décharge avec un haut risque de polluer nos sous-sols et nos océans.  

Dans le secteur de la restauration, utiliser des emballages, même en cartons, représentent également un coût élevé, tant pour les restaurateurs que pour les distributeurs. 

Mais alors, quelles sont les alternatives ? 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, un sujet plus que jamais d’actualité, il devient donc nécessaire de mettre en place des mesures permettant de diminuer la quantité de CO2 émise dans l’air. 

À commencer par la réduction et/ou l’arrêt de la consommation des emballages jetables plastiques. En effet, au niveau mondial, c’est près de huit millions de tonnes de plastique qui sont rejetées chaque année dans les océans.

Le recyclage et la modification de nos modes de consommation s’inscrivent donc inévitablement comme une priorité. 

Un comportement écoresponsable est donc à privilégier pour lutter efficacement contre ce gaspillage et in fine contre le réchauffement climatique.

Éviter le plastique, pour un pays comme la France permettrait également de proposer une production de meilleure qualité en évitant la dépendance d’importation de matériaux venant de l’étranger. 

De plus, cet engagement peut avoir un réel impact sur l’emploi avec la création d’environ 300 0000 emplois supplémentaires. En effet, avec 1 tonne de déchets recyclés, nous sommes en mesure de créer 10 fois plus d’emplois qu’avec 1 tonne de déchets enterrés. 

Enfin, l’impact le plus évident concerne l’environnement. Lorsque l’objectif 0 plastique jetable sera atteint, des effets positifs sur la préservation de la biodiversité ainsi qu’une diminution des émissions de gaz à effet de serre pourront être observés. Pour cela de petites actions peuvent être faites et contribuent à l’objectif 0 plastique jetable. En effet, la production d’une bouteille à partir de matière recyclée, par exemple, va permettre de réduire de 70% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à celle d’une bouteille, faite à partir de matière première nouvelle.

BarePack, la startup qui lutte contre le gaspillage 

Des solutions pratiques et simples à mettre en place existent déjà pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective, privée et publique. C’est le cas de la startup barePack

En 2020, la startup a mis sur le marché une solution innovante permettant la livraison et la vente à emporter dans des contenants réutilisables. On peut les retrouver dans des restaurants, cafés et sur les plateformes de livraisons telles que Deliveroo.

Grâce à la solution zéro déchet mise en place par barePack, les abonnés ont l’opportunité de se faire livrer leurs plats dans des contenants réutilisables, leur permettant d’adopter un comportement écoresponsable. 

Les produits mis à disposition sont fabriqués en France grâce à un partenariat avec l’entreprise auvergnate Monbento. 

La startup est aujourd’hui en pleine croissance. Avec un premier déploiement à Singapour pour tester son modèle, barePack s’est ensuite développée en France, et plus précisément à Paris où elle peut désormais compter sur un réseau de plus de 150 restaurateurs partenaires. La plateforme de livraison Deliveroo est également partenaire de barePack et propose sa solution directement sur son service. 

Pour poursuivre son expansion, la startup s’étend dans d’autres villes françaises dans les mois prochain, à commencer par Lyon et Clermont-Ferrand. 

BarePack lève des fonds sur Sowefund 

BarePack recherche actuellement 500 000€ afin de poursuivre son développement commercial et opérationnel en France . 

L’ambition de barePack est de se positionner comme leader en île-de-France et de se déployer rapidement sur le reste du territoire français, avec comme objectif d’atteindre plus de 1 000 restaurateurs partenaires, 52 000 utilisateurs et 13 000 abonnés fin 2022. Cet objectif permettra à barePack d’atteindre un chiffre d’affaires annuel récurrent de 500 000€ pour ensuite atteindre l’équilibre opérationnel d’ici 2023.

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