Récemment, des particules de micro plastiques ont été retrouvées dans les neiges du Mont Everest ! Le plastique nous envahit et finit par se retrouver aux endroits les plus isolés de notre planète. Une situation inquiétante… L’omniprésence du plastique résulte directement de nos modes de production et consommation, au sein desquels le plastique règne. 

Le secteur alimentaire est particulièrement concerné par la présence des emballages plastiques. Bouteilles, sacs et contenants divers colonisent les rayons des grandes surfaces depuis des décennies. Aujourd’hui, le résultat est sans appel. La pollution liée au plastique est conséquente et il faut donc trouver des solutions innovantes.

La présence du plastique dans les supermarchés soulève une question importante quant à la production et la consommation durable. Comment les entreprises peuvent-elles produire de façon plus responsable tout en garantissant la qualité des produits commercialisés ?

Aujourd’hui, les consommateurs privilégient les aliments produits de façon responsable, dont on connaît l’origine et la composition exacte. 

LA POLLUTION PLASTIQUE EN QUELQUES CHIFFRES

5 grammes, c’est la quantité de plastiques potentiellement absorbée par un humain chaque semaine. Comment ne pas être affolé à la lecture de ces chiffres ? Mais surtout, comment ne pas l’être quand on sait que 8 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans chaque année ? Le plastique envahit l’océan, menaçant des milliers d’espèces animales et végétales et contribue aussi à contaminer les cours d’eau et terres de pays dans le monde entier. 

Seulement 9% des déchets plastiques ont été recyclés sur terre. Cette situation désastreuse devrait nous pousser à revoir nos modes de consommation et production. En effet, le plastique est une problématique majeure de notre siècle. Le secteur agro-alimentaire et la grande distribution sont très largement responsables de la pollution plastique au niveau mondial. Par exemple, dans le secteur des huiles alimentaires, 80% des contenants sont toujours en plastique. 20% des contenants sont en verre, ayant également un impact écologique non négligeable. Ainsi, les startups, de par leur capacité à innover, ont forcément un rôle à jouer dans la lutte contre la pollution plastique.

PRODUIRE ET CONSOMMER DE FAÇON RESPONSABLE

Consommer et produire de façon durable font partie des 17 objectifs de développement durable établis par le Programme des Nations Unies pour le Développement. En ce qui concerne la production alimentaire, il est tout à fait possible pour les producteurs de réduire leur empreinte écologique, en mettant en place des circuits courts pour réduire les transports de marchandises. Mais cela passe évidemment aussi par la promotion de cultures biologiques respectant l’environnement. 

Désormais, les consommateurs recherchent des produits de plus en plus transparents au niveau de leur composition, mais également plus respectueux de la planète. De plus, la traçabilité des produits est un critère important dans l’achat d’huiles alimentaires. En effet, un engouement pour le Made In France est né ces dernières années. Ce sigle donne confiance aux consommateurs, qui ont la possibilité de réduire leur impact environnemental.

Malgré l’émergence de ces nouveaux consommateurs soucieux de l’origine des produits consommés, les producteurs mettent beaucoup de temps à répondre à ces exigences de transparence. Le secteur des huiles alimentaires en est un bon exemple. C’est un marché qui représente 1 milliard d’€ dans la grande distribution, et pourtant, les pratiques délétères dominent toujours ce secteur.

DES HABITUDES DE PRODUCTION DIFFICILES À CHANGER

La plupart des producteurs d’huiles ne mentionnent pas l’origine exacte de leurs produits. 90% des huiles indiquent seulement l’origine UE ou hors UE. Des informations qui manquent donc aux consommateurs, désireux de privilégier les circuits courts et les produits locaux et nationaux. Pourtant, les huiles alimentaires sont soumises à de nombreuses réglementations. Celles-ci encadrent leur composition, leur présentation et leur distribution. Mais, tous les producteurs ne les respectent pas.

En 2015, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) a prélevé une centaine d’échantillons d’huiles végétales auprès de 125 établissements variés. Parmi eux, producteurs, grossistes, importateurs ou encore distributeurs… L’analyse montre que 12% des produits sont non-conformes. Cela peut être dû à des d’anomalies de composition ou d’étiquetage, mais aussi à cause d’allégations trompeuses pour le consommateur ou de mentions erronées. (Source : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, 2017)

De plus, les huiles alimentaires sont particulièrement concernées par la pollution et les pratiques de production non durables. Un exemple frappant est celui de l’huile de Palme. Principalement produite en Indonésie et en Malaisie, l’huile de palme est utilisée dans de nombreux aliments. Cependant, sa production implique la destruction massive d’espaces naturels pour le développement des cultures. On constate alors une prise de conscience de la part des consommateurs. De plus en plus de personnes boycottent les marques réputées comme utilisant l’huile de palme. Face aux nombreuses critiques, Nutella s’est par exemple engagé à utiliser de l’huile de palme produite de façon responsable.

NATURAÉ, UNE STARTUP ET UNE INNOVATION DE RUPTURE POUR LE MARCHÉ DES HUILES ALIMENTAIRES

En France, près de 800 000 tonnes d’huiles végétales alimentaires sont consommées tous les ans. Chaque ménage détient, en moyenne, entre 2 et 3 huiles alimentaires dans ses placards. Ainsi les huiles sont le premier marché d’épicerie salée devant les pâtes et les conserves de poisson (Source : Hors-série LSA PGC SIAL – page 16, 09/2019). Le secteur des huiles est donc un marché porteur. Mais, comment rendre innovant un produit utilisé depuis des centaines d’années ?

Fondée en 2017, la startup Naturaé a développé une innovation de rupture révolutionnant le marché des huiles. L’entreprise lyonnaise propose la première huile 100% végétale dans une bouteille elle aussi 100% végétale. Comment est-ce possible ? Et bien c’est très simple ! Naturaé propose des huiles végétales produites en Andalousie, garanties sans OGM et sans résidus de pesticides. L’ambition première est de proposer des produits biosourcés et bons pour la santé des consommateurs. L’entreprise est donc totalement transparente dans la composition des produits, dont l’origine est connue et traçable.

Le caractère innovant de Naturaé réside aussi dans le développement exclusif de contenants 100% biosourcés et à bases végétales ! Fabriqués en France, les contenants Naturaé excluent le pétrole de ses composants. Du bouchon à l’étiquette, les bouteilles de la startup sont bio dégradables et même compostables en fin de vie. Une fois compostés, ces contenants ne présentent aucune toxicité pour l’environnement. De cette façon, Naturaé propose un produit éco responsable innovant à ses consommateurs.

FOCUS SUR NATURAÉ

Créée en 2017 par Christophe Cortès et Geneviève Salsat, Naturaé souhaite avant tout proposer des produits écologiques à 100% à sa clientèle. 

La startup est dirigée par une équipe dotée d’une forte expérience dans la grande distribution et le marketing. Le CEO, Christophe Cortès, dispose d’un réseau important au sein du secteur agro-alimentaire et des centrales de distribution. C’est un bel avantage pour la commercialisation des huiles Naturaé.

Le caractère innovant de ces huiles a très vite convaincu les grandes surfaces et les consommateurs. En effet, les produits seront commercialisés dès le printemps 2021 dans différents magasins :  Cora, Auchan ou encore Naturalia.

Aujourd’hui, Naturaé est en levée de fonds sur Sowefund et souhaite réunir 500 000€, dont 250 000€ réservés aux investisseurs particuliers. Ces fonds serviront notamment à lancer la production pour la mise en rayon dans les magasins dès le mois de mai 2021. Ainsi, l’entreprise pourra répondre à l’ensemble des référencements en cours dans les deux circuits de distribution : en magasins bio et en grandes surfaces. De plus, ceux-ci serviront également à accélérer la commercialisation. Cela passera par le lancement du site internet et des réseaux sociaux, grâce à des recrutements de postes stratégiques pour l’entreprise.

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