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Les business model de l’économie collaborative

Les business model de l’économie collaborative

La problématique essentielle des acteurs de la sharing economy (économie du partage) est de trouver un business model capable de générer des profits tout en respectant les notions clés du secteur : « confiance », « partage » ou encore « satisfaction du client ». Alors, comment les entreprises s’y prennent elles pour se rémunérer sur ce marché présentant des perspectives de croissance vertigineuses?

Qui sont les acteurs de l’économie collaborative ?

En remettant l’utilisateur dans une position de force, les entreprises de l’économie collaborative ont par la même occasion transformé les mentalités : on voit désormais mal l’individu se priver des avantages et de la liberté qu’offrent ces nouveaux modes de consommations. Si des concepts tels que la mise en commun de biens, le troc ou la location entre particuliers ne sont pas neufs, l’ère du numérique leur a donné une seconde jeunesse. Une chose est sûre, les acteurs qui composent le paysage de l’économie collaborative sont aujourd’hui nombreux et il serait difficile de tous les lister, toutefois nous pouvons distinguer certaines entreprises pionnières qui ont inspiré les suivantes.

  • Transport: BlaBlaCar, Drivy, Uber, Heetch
  • Location entre particuliers : Airbnb, Click & Boat, Bureau A Partager
  • Financement participatif : Kickstarter, Lendix, Ulule, Sowefund
  • Troc : Pretachanger, Vinted
  • Savoir-Faire : TaskRabbit, oDesk

Certaines entreprises ont même généré toute une nuée de startups derrière elles comme par exemple Airbnb qui a permis l’éclosion de sociétés immobilières spécialisées, services de conciergerie etc…

Source : http://sharevolution.fing.org/
Source : http://sharevolution.fing.org/

La nécessité de se rémunérer

Tous les services qu’offrent ces sociétés ne pourraient pas exister sans rémunération. Sous des airs parfois idéalistes, décontractés, altruistes, se cache une réalité financière qui exige des résultats pour rester performant et compétitif.

Du côté de la performance, les plateformes collaboratives font face à une croissance permanente du nombre d’utilisateurs. En 2014, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) estimait qu’un français sur deux avait utilisé un site collaboratif au cours de l’année. Naturellement, les sites internet par lesquels passent ces utilisateurs génèrent beaucoup de frais au fur et à mesure que le trafic augmente et que l’argent circule. Lorsque Covoiturage.fr devient BlaBlaCar en 2012, le service devient payant pour chaque réservation effectuée en ligne. L’objectif est de pouvoir soutenir la croissance du nombre d’utilisateurs et d’assurer un service performant.

Quant au marché, il représenterait 26 milliards de dollars de revenus en 2015 selon une récente étude de Monitor Deloitte et franchirait la barre des 100 milliard de dollars d’ici 2018. Évidemment, le nombre d’acteurs ne cesse de grandir lui aussi rendant le marché progressivement ultra compétitif. Il faut donc de plus en plus être en mesure d’engager des budgets liés au développement commercial, au marketing et à la publicité.

Marché consocollab
Le marché mondial de l’économie collaborative. Source : http://www.pwc.fr/index.html

Comment générer du profit ?

La rémunération sous forme de commissions et de frais prélevés s’impose naturellement pour les plateformes « peer-to-peer » mettant en relation des particuliers acheteurs et des particuliers vendeurs. En réalité ces plateformes sont des intermédiaires sur lesquelles deux parties s’échangent de l’argent contre un bien ou un service, l’entreprise prélève une commission pour avoir permis le bon « match » et la transaction.
Kickstarter, Uber, Airbnb etc… La grande majorité des plateformes qui jouent le rôle d’intermédiaire adaptent ce business model à leur secteur d’activité et au type de service concerné : BlaBlaCar prélève l’utilisateur sur chaque réservation, les plateformes de financement participative prélèvent une commission sur le montant levé sur la plateforme et ainsi de suite…

Mais ce n’est pas le seul mode de rémunération des acteurs de la sharing economy. Ces derniers sont tous présents sur le web et peuvent ainsi avoir recours à la publicité digitale sans prélever les utilisateurs pour les avoir mis en relation. Les entreprises faisant appel à ce type de rémunération reçoivent de l’argent en plaçant des publicités sur leur site internet et/où en revendant des données.
Les entreprises mettant en relation des particuliers et des professionnels (les comparateurs d’offres par exemple) peuvent choisir de toucher une rémunération de la part des prestataires qu’ils référencent en fonction du nombre de leads (clients potentiels)

Enfin, certaines entreprises proposent un service en ligne initialement gratuit mais ensuite entouré de diverses offres optionnelles payantes ; c’est le modèle « Freemium ». Prestashop propose par exemple de créer gratuitement son propre business online, mais divers modules payants et formations en ligne sont proposées à l’internaute pour perfectionner le service.

Bien entendu ces différents modèles sont adapté selon le type de business et peuvent être combinés. Ils nécessitent toutefois une base d’utilisateurs importante pour atteindre le seuil de rentabilité c’est pourquoi les entreprises mettent en place des moyens variés en vue d’attirer des leads : réseaux sociaux et opérations marketing, système de promotions, de parrainage et d’essais gratuits. Ces leads seront ensuite convertis en clients.

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