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Un vent d’air frais sur le financement des startups

Un vent d’air frais sur le financement des startups

Chaque semestre, le fonds d’investissement Isai publie une étude, le FIBAMY, qui suit l’évolution du financement de startups. Au deuxième trimestre 2015, les levées de fonds des startups ont explosé, gagnant 53% par rapport à l’année dernière.

Une conjoncture favorable

Au deuxième semestre, la conjoncture économique a été favorable aux affaires : les investisseurs, tout comme les entreprises et les consommateurs, ont eu le sentiment qu’une reprise s’amorçait bel et bien, et le PIB a bien augmenté.

Grâce à ce gain de confiance, les investisseurs ont pu investir plus sereinement : il est toujours plus aisé d’investir dans un contexte stable que dans un contexte mouvementé, car dans cette dernière situation, le risque macro-économique vient s’ajouter au risque inhérent lié à l’entreprise, qui est déjà très élevé pour les jeunes startups.

La conjoncture a donc été favorable, et a clairement contribué à l’évolution positive du financement de startups au second semestre 2015. Cela n’est pas particulièrement encourageant pour l’avenir : les marchés financiers ont été particulièrement agités ces dernières semaines, reflétant un regain de pessimisme et d’inquiétude vis-à-vis de la croissance mondiale. Heureusement pour les startups recherchant des financements, un autre facteur contribue également à l’augmentation des investissements dans les startups : le crowdfunding.

Le crowdfunding, nouveau moteur de l’investissement ?

En 2013, le crowdfunding intervenait dans une levée de capital sur vingt. En 2014, dans une sur dix, et en 2015, dans une sur six (pour les 6 premiers mois de l’année). La tendance est donc très claire : le crowdfunding progresse, et si il n’est toujours pas présent dans la majorité des levées de fonds, il est de plus en plus inévitable.

Cette tendance est très prometteuse pour l’avenir du financement de startup en France, car traditionnellement ce dernier se concentre autour de quelques acteurs majeurs, qui réalisent l’immense majorité des investisseurs. Si ces Business Angels tels que Xavier Niel ou Pierre Kosciusko-Morizet ont un effet positif, dans la mesure où ils ont une grande expérience et attirent l’attention du public sur de potentiels joyaux français, ils ne peuvent pas garantir la longévité du secteur. Il est en effet peu durable pour un secteur de reposer uniquement sur quelques figures.

Le Crowdfunding en equity a donc bien sa place en France, et est un parfait complément des structures traditionnelles qui permettra vraisemblablement dans les prochaines années de dynamiser encore plus l’investissement dans les jeunes entreprises, permettant à la France de combler petit à petit son retard. Il faut en effet rappeler que la France investit 25 fois moins que les Etats-Unis et 10 fois moins que le Royaume-Unis dans les jeunes entreprises, proportionnellement à son PIB.

Forte hausse du nombre de levées de fonds

On apprenait la semaine dernière par BFM Business qu’en se référant aux chiffres du premier semestre 2015, jamais les startups du web n’avaient levé autant de fonds depuis plus de 5 ans. Avec 16 millions d’euros investis au 2ème trimestre répartis dans 40 startups, les Business Angels français semblent pour le moins enthousiastes et ce sont bien les startups qui en profitent. Même si ces résultats sont à nuancer avec ce qui peut se faire ailleurs dans le monde (à titre d’exemple les investissements de Business Angels représentent seulement 5% des sommes investies en France contre 50% aux Etat-Unis), nous sommes sur la bonne voie et les chiffres sont encourageants.