La belle dynamique de l’investissement dans les startups françaises

Après le FIBAMY en août dernier qui annonçait des chiffres encourageants à propos de l’investissement dans les startups françaises, nous étions dans l’attente d’une confirmation de cette tendance. C’est désormais chose faîte avec le récent baromètre des Business Angels publié par France Angels qui évoque une hausse des investissements mais aussi de la qualité des projets français.

Un bon tissu économique et financier

Tanguy de la Fouchardière, président de France Angels évoquait hier sur BFM Business les conclusions du Baromètre des Business Angels, étude semestrielle menée par l’association France Angels auprès de ses 4300 Business Angels membres : « Cette année on est sur une bonne prise de confiance. On a eu des années un peu plus difficiles depuis 2 ans parce que l’environnement n’était pas très porteur ni au niveau économique, que fiscal et réglementaire. Mais ces choses là commencent à s’estomper. »
Et cette confiance retrouvée augmente mécaniquement la propension des investisseurs à financer nos jeunes entreprises : +43% de projets financés par les réseaux de Business Angels, cela représente quelques 22 millions d’euros investis au 1er semestre.
Au delà du regain de confiance, l’étude de France Angels note une meilleure appréhension du climat actuel, 56% des investisseurs interrogés affirment que le tissus économique et financier est favorable à l’investissement dans les startups. Les raisons sont multiples mais la grande majorité des sondés avance le fait que la qualité des projets proposés est en forte augmentation.

De plus en plus de projets apportés aux investisseurs

Le baromètre fait état d’une hausse du nombre de dossiers qui arrive aujourd’hui entre les mains des Business Angels aussi bien sur les plans quantitatifs (+56%) que qualitatifs. L’entrepreneur d’aujourd’hui fournit des projets mieux étudiés & présente plus de compétences clés du métier d’entrepreneur. C’est d’ailleurs l’un des points sur lesquels Tanguy de la Fouchardière estime que les entrepreneurs français ont beaucoup progressé ces dernières années: « On n’est plus du tout dans l’amateurisme grâce à des acteurs divers comme les pouvoirs publics où encore les écoles de commerce (…)« .
Toutefois on assiste aussi à un phénomène d’inflation qui découle de ces améliorations : étant donné le nombre important de projets de qualité, la compétition se fait plus rude et tous les projets ne trouvent pas forcément de source de financement.

(Presque) tous les voyants sont au vert

Comme l’explique l’étude de France Angels, l’investissement dans les startups jouit d’une belle dynamique. Cependant il reste un certain nombre de freins à la tendance actuelle et parmi eux c’est la lourdeur des politiques réglementaires et fiscale qui arrive en tête.
Du côté des entrepreneurs, la récente étude « l’ADN de l’entrepreneur » du cabinet Hiscox montre que la pression fiscale est jugée négative par 86% des dirigeant de startups interrogés; elle n’incite pas à l’emploi et l’impôt direct est encore jugé trop important par les patrons de jeunes entreprises.

Investir dans les startups de demain grâce au crowdfunding

Comme nous le disions précédemment, tous les projets ne peuvent pas être financés, faute de moyens suffisants. En effet, le président de France Angels déclare au micro de BFM : « J‘ai vu des clubs de Business Angels où l’on ma dit : on a 3 projets, on aimerait investir dans les 3, mais on n’a pas assez pour pouvoir le faire. »
C’est justement partir de ce constat que Sowefund, partenaire de France Angels a bâti sa plateforme de financement participatif : le crowdfunding en equity permet d’intervenir lors des phases de financement des startups et de combler le manque que ne peuvent pas apporter les Business Angels par des investissements de particuliers à partir de petits tickets.
Sur Sowefund, chacun peut investir dans une jeune entreprise innovante ayant déjà reçu des promesses de professionnels de l’investissement et ce à partir de 100 euros. Le lien établi entre particuliers et professionnels bénéficie donc directement aux entreprises de demain.