Depuis les années 1990, les épisodes climatiques extrêmes touchent de plus en plus la France. Tempêtes Lothar et Martin en 1999, ou encore Xinthia en 2010; ces tempêtes ont marqué les esprits, notamment car elles ont fait plusieurs dizaines de victimes à chaque fois.

Ces Intempéries touchent particulièrement la moitié sud du territoire français. Par exemple, le Gard et l’Hérault qui viennent juste d’être impactés par des fortes crues en septembre dernier. 

Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) alerte régulièrement les décideurs politiques des conséquences désastreuses du changement climatique.  Malheureusement, si le réchauffement climatique continue, les scientifiques prévoient une multiplication des catastrophes naturelles.

Certains pays comme le Mozambique ou le Bengladesh connaissent bien les phénomènes d’inondations extrêmes. Ces pays développent des stratégies plus ou moins efficaces contre les inondations comme des plans d’urbanisation adaptés ou la création de villages résilients. Mais au-delà des dégâts matériels, les crues engendrent des migrations avec de graves conséquences humanitaires.

En Occident aussi, nous commençons à prendre conscience des enjeux liés aux catastrophes climatiques. Ainsi, l’adaptation et l’anticipation sont des challenges plus que majeurs auxquels les innovations doivent répondre.

QUEL LIEN ENTRE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET INONDATIONS ?

Selon le GIEC toujours, la température de la surface de la terre et des océans s’est réchauffée globalement de 0,89°C entre 1880 et 2012. Selon les experts, la tendance devrait se poursuivre si rien n’est fait.

Fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer, avec le dérèglement du cycle de l’eau, les inondations pourraient toucher 300 millions de personnes annuellement d’ici 2050 si nous ne faisons rien contre le réchauffement climatique. 

La multiplication du nombre d’inondations s’observe également à travers les coûts engendrés par ces catastrophes. Ainsi, on constate 25 fois plus de dommages liés aux inondations en 2010 qu’en 1970. Aujourd’hui en France, les dommages annuels moyens liés aux inondations s’élèvent à 11,5 millions d’euros. Et le risque de crue menace 74% des communes françaises.

Quelles sont les raisons de l’augmentation du nombre d’inondations? Tout d’abord, la bétonisation des sols impacte négativement l’écoulement des eaux.  Et si les inondations se multiplient dans les zones occupées par les humains, c’est aussi en raison des constructions dans des lieux à haut risque de submersion. Vient s’ajouter à cela la problématique de surpopulation.

LA POLITIQUE DE PRÉVENTION ET SES LIMITES

Premièrement, les modèles météorologiques ne sont pas toujours fiables, ce qui rend la prévention d’autant plus complexe. En France, la politique de gestion des crues est incluse dans la SNGRI (Stratégie Nationale de gestion des Risques d’Inondations).

Cette politique de prévention s’articule autour de différents axes. Elle inclut notamment l’urbanisation contrôlée et la mise en place d’une cartographie des zones inconstructibles. Enfin, la prise en compte des évènements climatiques majeurs du passé a également un rôle important dans la prévention des risques.  

Cependant, les outils actuels de prévision posent problème car ils ne deviennent efficaces qu’une fois l’épisode de crue commencé. Une fois le risque de crue pris en compte et publié sur Vigicrue, ce sont alors les préfets qui alertent les maires des risques, et ces derniers se chargent d’organiser la suite.  

Malheureusement, ce système de communication et de prévention fait perdre beaucoup de temps aux autorités. En effet, il est souvent trop tard pour prévenir les risques de façon efficace. D’autant plus que Vigicrue ne couvre pas tout le territoire. Aujourd’hui, seulement 1 cours d’eau sur 5 est surveillé en France. Les crues restent donc des phénomènes relativement durs à anticiper du fait aussi de la complexité des facteurs qu’elles impliquent : précipitations, absorption des sols, humidité ou forme et géométrie de la rivière. 

LES SOLUTIONS APPORTÉES PAR OGOXE À LA PROBLÉMATIQUE D’ANTICIPATION DES INONDATIONS

Ogoxe a été créée en 2013 suite aux inondations qui ont frappé les Hautes-Pyrénées. L’entreprise est le seul acteur à pouvoir prévenir en temps réel des risques d’inondation, le tout sans interruption et malgré l’absence de signaux télécoms. C’est pourquoi Ogoxe bénéficie d’une position phare sur un marché d’avenir du fait de l’augmentation du nombre de catastrophes naturelles. 

Que propose Ogoxe ? La startup déploie une solution complète et innovante pour protéger la population des risques naturels. Elle se décline sous la forme de capteurs connectés et déployés sur les territoires à risque et s’appuie également sur l’accumulation de données météorologiques publiques. 

Enfin, un logiciel d’information et de prise à la décision vient compléter ce système de prévention.  Cette solution intelligente et résiliente est facile à utiliser et permet de mieux prévenir les inondations.

L’entreprise propose également son expertise à ses clients à travers des études hydrologiques, la réalisation de cartes de zones inondables, la mise à disposition de capteurs ou encore la modélisation.

En plus de bénéficier de partenariats stratégiques avec des institutions renommées comme Météo France ou l’IGN , Ogoxe s’illustre par l’obtention de prix et labels prestigieux. En effet, la startup a été primée Solar Impulse.  Et elle bénéficie du label Greentech Verte du Ministère de la Transition Écologique et solidaire.

La société Ogoxe commercialise ses produits depuis 2017 et a déjà réalisé un chiffre d’affaire de 350K€. Tous les indicateurs semblent donc indiquer un avenir prometteur pour la startup.

Ogoxe propose donc une solution autonome et résiliente pour faire face à l’un des plus gros enjeux de notre siècle : le réchauffement climatique. De cette façon, la startup illustre à quel point les innovations ont un rôle essentiel à jouer dans nos sociétés. Rentrer au capital d’Ogoxe, c’est à la fois réaliser un investissement à impact positif et soutenir l’économie française.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *