BONJOUR ALEXIS ! TOUT D’ABORD, PEUX-TU TE PRÉSENTER À CEUX QUI NE TE CONNAISSENT PAS ? ET NOUS DIRE QUI SE CACHE DERRIÈRE HUBWARE ?

Se présenter est un exercice difficile. Mais voilà un peu de contexte : je m’appelle Alexis Laporte, j’ai 32 ans et je vis à Paris. J’ai grandi à Hyères les Palmiers, sur la presqu’île de Giens. Enfant, je lisais beaucoup de romans de science-fiction. Je voulais devenir astrophysicien. Contre mon gré, on me désignait souvent délégué de classe, car je n’avais pas peur de parler aux professeurs. Chaque été avec mes parents nous faisions un voyage itinérant, dans un pays lointain. J’ai été très marqué par la grande variété des cultures, et par les inégalités.


NAPOLÉON HILL DISAIT « TOUTES LES RÉALISATIONS, TOUTES LES RICHESSES ACQUISES ONT DÉBUTÉ AVEC UNE IDÉE ». ET POUR TOI, COMMENT T’EST VENUE L’IDÉE DE HUBWARE ?

On associe souvent l’idée d’une startup  à l’invention d’un produit ou d’un concept révolutionnaire. Mais l’idée d’une startup, c’est avant tout le constat d’un problème. Pour Hubware, on s’est dit que le service client était souvent… vraiment nul. Notre premier concept était un guichet unique, avec mode d’emploi, facture, FAQ, etc… C’est notre premier client, Bricoprivé.com, qui nous a donné la clé : aider l’équipe de support à faire face à la demande. Nous devions livrer un chat automatique (chatbot). Mais nous avons rapidement constaté qu’aider les conseillers était le meilleur levier pour créer des gains de productivité, et augmenter la qualité.



QUELLES VALEURS SOUHAITAIS-TU VÉHICULER EN CRÉANT HUBWARE ?

En créant Hubware, j’avais en tête la charte éthique de l’ingénieur. Qui n’est malheureusement pas obligatoire. Elle engage à utiliser nos connaissances scientifiques pour permettre des progrès techniques et sociaux. Appliquée à Hubware, à court-terme, nous avons souhaité que les progrès scientifiques du machine-learning profitent aux conseillers de service client et participent à la transformation de ce métier. Et qu’à moyen-terme, les interfaces hommes-machines prennent moins de place dans les entreprises. À long-terme, j’espère personnellement que les écrans et les applications disparaîtront de nos quotidiens.



UNE JOURNÉE DANS LA PEAU DE ALEXIS, CELA DONNE QUOI ?

La moitié du temps je travaille à mon domicile, ces journées là sont consacrées à des discussions avec l’équipe basée à Toulouse. Nous parlons de l’évolution du produit, de nos offres et des travaux de R&D. Je discute aussi avec des investisseurs ou des partenaires, et me déplace en rendez-vous de temps en temps. Le reste de la semaine se passe au Village by CA à Paris, les journées sont orientées vers la vente, que ce soit de la prospection ou des propositions commerciales en cours.


QU’EST CE QUI T’A POUSSÉ À CHOISIR LA VOIE DE L’ENTREPRENEURIAT ?

Comme beaucoup de gens, j’ai envie de changer les choses. Mais j’ai l’impression que le monde ne manque pas de personnes qui critiquent, et qui imaginent des solutions. Ce sont des gens qui « font », dont nous avons besoin. Alors, comme j’aime agir, j’ai choisi l’entrepreneuriat pour apprendre. Apprendre à convaincre des clients, à mener une équipe vers le bon produit, à trouver le bon business-model. Plus tard, j’aimerai me mettre au service de personnes qui ont de bonnes idées, mais qui ont besoin d’aide pour les concrétiser.



QUELS CONSEILS DONNERAIS-TU À UN FUTUR ENTREPRENEUR ?

 C’est un adage bien connu d’un investisseur à un entrepreneur novice : Your solution is not my problem. Autrement dit, ne réfléchissez pas à votre projet comme une solution ou comme un produit. Ne pensez pas une application pour centraliser ses notes de frais ou un réseau social de voisinage, pensez au problème que vous voulez vraiment résoudre. Un commercial perd 2H par mois à faire des notes de frais, ou 4 habitants sur 5 ne connaissent pas leur association de quartier. Souvent, plusieurs solutions, parfois très différentes, existent pour résoudre un même problème. Il faut toutes les envisager, il faut convaincre ses futurs clients, ou utilisateurs, de tester voire acheter la solution. Et il faut s’assurer qu’elle résout vraiment le problème. Il n’y a que ça qui compte.


POURQUOI AVOIR CHOISI L’INVESTISSEMENT PARTICIPATIF POUR DÉVELOPPER HUBWARE ?

Notre première expérience avec le financement par des investisseurs privés, avec SIDE Capital, s’est très bien passée. Les investisseurs ont du réseau et de bons conseils. Avec le financement participatif, nous espérons toucher plus largement les personnes sensibles au sujet du logiciel dans les métiers de service. Même si notre activité est un peu technique, nous avons à coeur de participer à la transformation de ces métiers, cela concerne tout le monde.


QUELS SONT TES PROCHAINS DÉFIS/ VOEUX POUR CES PROCHAINES ANNÉES ?

Pour Hubware, le défi des 2 années à venir est de quadrupler le chiffre d’affaires en s’appuyant sur des licences logicielles et de l’accompagnement. J’espère que notre savoir faire et la technologie mise au point nous permettront d’atteindre cet objectif. Le potentiel du marché est énorme, et tout le monde est dans les starting-blocks. Hubware a su convaincre des clients prestigieux, aujourd’hui pleinement satisfaits de la solution, et nous avons cherché à créer une offre générique. Hubware a beaucoup de propositions en cours de négociation, et nous avons hâte de voir les résultats.


POUR FINIR, QUELLE EST TA PHILOSOPHIE DE VIE EN 3 MOTS ?

Dans tous les domaines, personnels ou professionnels, tout problème possède plusieurs solutions. Et l’essentiel pour résoudre un problème, c’est de bien le connaître pour bien le comprendre. Et pour ça, il faut lui faire face.

Alors en 3 mots : Droit au but.



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