BONJOUR GREGOIRE, BONJOUR PHILIPPE, TOUT D’ABORD, POUVEZ VOUS VOUS PRÉSENTER À CEUX QUI NE VOUS CONNAISSENT PAS?

Philippe: Je suis issu du milieu agricole avec mes parents agriculteurs dans le Sud-Ouest. J’ai un parcours dans les domaines de hautes technologies (énergie, transport aérien, spatial, défense) dans les métiers du management de projet et de la maîtrise des risques. Après avoir évolué au sein de grands groupes dont Airbus, j’ai décidé, il y a près de 20 ans, de créer ma société dans mes domaines de prédilection.

Grégoire : Pour ma part j’ai une carrière bien moins remplie que Philippe ! Je viens tout juste de finir mes études durant lesquelles j’ai eu la chance de bouger : d’abord en prépa Maths Sup / Maths Spé à Toulouse puis en école d’ingénieur à Grenoble et un semestre au MIT à Boston (MA). Je suis un véritable passionné de technique, je passe le peu de temps libre que j’ai à essayer de comprendre le monde qui m’entoure au travers de la physique et des mathématiques.

Passionné d’aéronautique depuis très jeune, j’ai obtenu mon brevet de pilote à 15 ans. J’ai aussi compris très tôt qu’il fallait œuvrer pour la cause environnementale et, avec mon envie d’entreprendre, c’est tout naturellement que j’essaye d’apporter ma pierre à l’édifice en permettant une production agricole respectueuse de l’environnement sans pour autant faire des sacrifices de rendements.



NAPOLÉON HILL DISAIT « TOUTES LES RÉALISATIONS, TOUTES LES RICHESSES ACQUISES ONT DÉBUTÉ AVEC UNE IDÉE ». ET POUR VOUS, COMMENT VOUS EST VENUE L’IDÉE D’ABELIO?

Philippe : Le projet Abelio, imaginé et développé depuis près de 3 ans avec Grégoire, est issu de la combinaison de la passion aéronautique et technologique qui nous anime et de notre envie de créer et développer.

Au départ l’idée de développer un drone solaire a rapidement fait place à la création d’un système de surveillance des cultures pour apporter aux agriculteurs une aide au quotidien que mon père aurait très certainement adoptée sans hésiter.

Grégoire : Effectivement, les itérations successives qui ont permis au projet de devenir ce qu’il est actuellement ont été toujours raisonnées. Philippe m’apporte cette connaissance du milieu professionnel et entrepreneurial dont j’ai besoin pour rendre mon énergie la plus efficiente possible.


ABELIO MÊLE AGRICULTURE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES. QUELLES VALEURS SOUHAITEZ-VOUS VÉHICULER EN CRÉANT VOTRE START-UP?

Philippe : Abelio a l’ambition de participer activement à la mutation technologique que prend l’écosystème agricole. Participer au bien-être des agriculteurs (gain de temps, moins de temps au contact de produits controversés). Agir positivement sur l’environnement (gestion des ressources naturelles telle que l’eau, limitation de produits controversés). Constituer un maillon de la santé des consommateurs (limitation de produits controversés). Apporter aux agriculteurs et aux coopératives un outil du quotidien au même titre que la météo pour anticiper, prévenir et gérer au mieux les cultures et les récoltes dans un souci de gain de production (contrairement aux autres alternatives d’agriculture raisonnée).

Grégoire : Philippe a bien résumé la chose ! La cause environnementale et sociale sont deux combats qui nous tiennent particulièrement à cœur !


GRÉGOIRE J’AI VU QUE JUSQU’EN 2020, TU ÉTAIS ÉTUDIANT-ENTREPRENEUR ET PHILIPPE, PDG CHEZ ANTEIA INGÉNIERIE ET VICE-PRÉSIDENT CHEZ ABELIO. VOS JOURNÉES DOIVENT ÊTRE BIEN CHARGÉES. UNE JOURNÉE DANS VOTRE PEAU, CELA DONNE QUOI?

Grégoire : En effet ! Jusqu’en février 2020 j’étais encore à l’école, à Grenoble. Mes journées étaient rythmées par l’entreprise et les cours semblaient un peu secondaires. Néanmoins, du côté de mes parents cela ne s’entendait pas de la même façon et j’avais pour obligation de sortir avec un diplôme : chose faite et avec mention ! Plus sérieusement, ces années d’étudiant entrepreneur m’ont permis d’acquérir de grandes compétences en optimisation de mon temps et en capacité de travail. Ce sont aujourd’hui des qualités qui me permettent de réaliser une grande quantité de travail puisqu’entre la gestion des collaborateurs et la gestion globale de l’entreprise, les journées sont longues mais tellement passionnantes…

Philippe : animé par une énorme passion et une envie incessante de progresser, je considère mes journées plus comme une opportunité quotidiennement renouvelée d’apprendre de nouvelles choses et de transmettre mon savoir-faire. Une journée type de travail est faite de multiples interrogations, problèmes, difficultés, remises en question, succès, dont la variabilité, technique et humaine, en fait toute la richesse.



PHILIPPE, TU AS CRÉE TA PREMIÈRE ENTREPRISE EN 2004 ET TOI GRÉGOIRE EN 2018. QU’EST CE QUI VOUS A POUSSÉ À CHOISIR LA VOIE DE L’ENTREPREUNARIAT?

Philippe : Après de nombreuses années dans des grands groupes industriels à apprendre mon métier et développer mes compétences, cette envie d’entreprendre est venue progressivement et de manière certaine, avec un objectif de développer une nouvelle manière de faire s’exprimer l’expertise de quadra/quinqua et plus, qui a été à l’origine de ma première société. Une envie de développer conjuguée par un besoin de créer, dynamiser et de prise en main de son avenir.

Grégoire : Ce qui m’anime c’est la chance de pouvoir insuffler ma vision des choses dans un domaine qui me tient à cœur pour une cause qui me tient encore plus à cœur. L’entrepreneuriat c’est bien, c’est beau quand cela fonctionne mais ça fait terriblement peur et se lancer seul aurait été impossible. Philippe m’apporte cette assurance qui m’a permis d’avancer dans cette voie.


QUEL(S) CONSEIL(S) DONNERIEZ-VOUS À UN FUTUR ENTREPRENEUR?

Philippe : Aller au bout de ses rêves, ne pas se laisser perturber par tout un tas de personnes qui essaieront de vous dissuader et de vous décourager, être focus sur ses objectifs, innover, s’entourer avec des passionnés.

Grégoire : Pour ma part je dirais de ne pas avoir peur de pivoter, de faire bouger son idée de départ. Surtout, de prendre du plaisir au travail parce que c’est une clé de la réussite à mon sens.


ABELIO EXISTE DEPUIS 2018, POURQUOI AVOIR CHOISI L’INVESTISSEMENT PARTICIPATIF POUR LA DÉVELOPPER?

Philippe : La solution de l’investissement participatif est une étape qui me parait être en cohérence avec l’état d’esprit de l’entreprise. Intervenir dans la mutation profonde de notre société, développer le sens du partage, être attentif et bienveillant pour nos semblables et notre planète.

Grégoire : De mon côté, j’ai pensé que ce projet qui, quelque part, touche un peu tout le monde, intéresserait les particuliers pour la dimension sociale et écologique qu’il porte. De plus, en termes de communication, une personne qui investit dans l’entreprise est une personne qui sera amenée à parler de celle-ci de manière implicite. C’est donc vraiment intéressant de passer par ce mode d’investissement.



VOTRE ENTREPRISE EXISTE DEPUIS MAINTENANT DEUX ANS. QUELS SONT VOS PROCHAINS DÉFIS/VOEUX POUR LES ANNÉES À VENIR ?

Philippe : La fin du développement de notre produit et sa mise sur le marché d’ici quelques mois sont des enjeux majeurs pour Abelio. La concrétisation du marché, les retours positifs des utilisateurs, l’accélération du développement en France et à l’export, la poursuite du développement technique du produit, constituent les défis des deux prochaines années. Le souhait est que notre produit apparaisse rapidement comme un outil incontournable du quotidien des agriculteurs.

Grégoire : Notre but est vraiment de déployer cette innovation à grande échelle, sur une diversité de culture la plus grande possible pour permettre à un maximum d’agriculteurs de passer vers un modèle d’agriculture durable.


POUR FINIR, QUELLE EST VOTRE PHILOSOPHIE DE VIE EN 3 MOTS?

Philippe : apprendre, avancer, se faire et faire plaisir

Grégoire : comprendre, aider, améliorer


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